Nos impôts financent en grande partie l’audiovisuel public. Quelques animateurs peu scrupuleux y font leur nid. Spécialité ? Insulter les chasseurs. Tels M. Poulpe et M. Clément. La neutralité, l’impartialité du service public sont-elles respectées quand l’information se noie dans le militantisme idéologique à sens unique ?
FRANCE TELEVISIONS
Le vaisseau amiral de l’audiovisuel public héberge certains individus qui se croient importants, pas drôles mais qui croient l’être, payés grâce à qui ? France TV vient d’être bousculée par la Cour des comptes. Les responsables ont été auditionnés par une commission d’enquête parlementaire. Juste effarant ! Interrogations pour : budget 3,3 milliards €. Déficit 40 millions €. Salaire moyen 72 000 €/an. Frais de déplacement et de réception 46 millions €. Frais de taxi 3,8 millions €. Frais de réception et de bouche 3,2 millions €, etc.


M. POULPE.
« M. Poulpe ». Sur France Inter, principale station de radio du service public, se cache derrière ce pseudonyme un obscur Benjamin Jacquemart. Avec son élégance coutumière et un humour gras à faire rire surtout lui, il invite ses semblables hostiles à la chasse à « baiser les femmes des chasseurs » (sic). En clair, pratiquement une invitation au viol, déguisée en blagounette, visant une catégorie de personnes. Présentes sur le plateau, quelques « néo-féministes » maison ou assimilées n’ont pas jugé utile de protester. Pensez donc ! La saillie de leur distingué M. Poulpe n’était en somme que violente, vulgaire, machiste, sexiste, discriminatoire. Imaginez un peu l’inverse : qu’un représentant des chasseurs s’esclaffe devant micros et caméras du service public avec le même sort préconisé pour les femmes … des écologistes. Sûr que ces dames qui riaient lui offrirait le champagne dans les salons de France Inter. Le président de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC), Willy Schraen, a évidemment saisi la justice. Ont fait de même 31 Fédérations départementales ainsi que d’autres personnalités de la chasse dont Sébastien Riou, le président-délégué de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Un rappel à l’ordre (mais pas plus) a été signifié par l’Arcom à la directrice de la radio. Un renvoi devant le Tribunal correctionnel de M. Poulpe et de la directrice de Radio France a été ordonné. Motif ? « Provocation publique et injures publiques » : en attente du procès qui aura bien lieu. Le M. Poulpe de France Inter ? Des tentacules dégoulinantes de méchanceté. Pour tenter de se faire un public, il faut bien compenser le manque de talent par l’arrogance provocatrice. Sauf que celle-ci est rémunérée par de l’argent public. C’est-à-dire le nôtre.

M. CLEMENT
Avec M. Hugo Clément, le service public de l’audiovisuel peut vite tourner au sévice public : c’est sur France Télévisions qu’il traite le président des chasseurs français de « mafieux ». Pour qui se prend-il ? Il se présente comme « journaliste et militant ». Plus militant que journaliste. « Militant écologiste ». Plus anti-chasse que protecteur de la nature. Le « mafieux » Willy Schraen a porté plainte, cela va de soi, pour « diffamation publique ». M. Clément, au service de quelle noble cause ? Se servir de l’écologie pour gagner de l’argent grâce à la TV, un autre y avait pensé avant lui avant de devenir un éphémère ministre. Au moins, Nicolas Hulot – qui n’aimait pas exagérément les chasseurs non plus – avait-il le mérite de nous offrir, grâce à un réel talent, de belles images. Mais comme son prédécesseur, M. Clément ne lésine pas sur les moyens. Des moyens bien peu écologiques. Charles Alloncle, le persévérant président de la commission d’enquête parlementaire, lui a demandé quelques éclaircissements. Quand on veut défendre la planète, est-il logique de dépenser pour l’émission « Sur le front » environ 100 000 € pour l’essentiel en frais d’avion et de taxi ? Comment expliquer que ces factures de taxi à Paris représentent 13 fois plus de frais que le montant validé au devis ? M. Clément s’en défend : « Je prends aussi le train ». Et nous la trottinette. Dans son émission, Hugo Clément trouve le moyen de provoquer également le président du département de l’Ardèche, Olivier Amrane. Evidemment, vu de Paris, on sait que dans l’audiovisuel public on ne risque rien si on est du bon côté (M. Clément l’a dit : « Je fais ce que je veux »). Prendre de haut les ruraux, ça peut toujours faire le buzz. Et puis, vouloir mettre à son tableau de chasse un président de département vice-président de région, c’est le grand luxe quand celui-ci est chasseur et ne s’en cache pas. Sauf que le président Amrane à la carrure – au figuré comme au sens propre – à ne pas se laisser intimider par un Hugo Clément. Bien involontairement sans doute, la polémique déclenchée par M. Clément aura permis à Olivier Amrane de faire la promo de l’Ardèche à la télé. Et avec lui, c’est gratos pour le contribuable.
LES CHASSEURS, PROTECTEURS RECONNUS DE LA NATURE
On peut ne pas aimer chasse. Mais on parle mieux d’une réalité si on la connaît … sous tous ses aspects. Comme les fédérations départementales, la Fédération Nationale des Chasseurs est agréée par le ministre de la Transition écologique au titre de la protection de l’Environnement. L’Etat se fonde sur « l’activité effective et pratique de la FNC dans les domaines de la protection de la faune sauvage et des milieux naturels, ainsi qu’attestée la gestion de la faune sauvage ». Les pouvoirs publics reconnaissent aussi « le rôle d’expert de la FNC en matière de protection d’une partie de la faune sauvage ainsi que par ses études et programmes scientifiques ». Cette reconnaissance officielle n’a pas empêché France Télévisions de refuser les campagnes de communication de la FNC que d’autres chaines de TV ont diffusé (TF1, M6, CNews). Que contiennent donc ces spots publicitaires si répréhensibles que l’audiovisuel public s’autorise à les censurer ? Ils montrent de façon concrète l’engagement des chasseurs au service de la nature et de la biodiversité.

Christian PIALET – Président-Fondateur
Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche