« L’ECOLOGIE – LA VRAIE -, C’EST NOUS »

JEAN-PAUL DE BERNIS, TALENT ET HUMOUR
Après le débat, avant l’apéritif dînatoire servi par « Les Toqués ardéchois »,il revenait au président-fondateur de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, de clôturer cette 45ème assemblée générale annuelle. Des propos introduits par les mots d’amitié du parrain d’honneur de l’association, Jean-Paul de Bernis, président national de l’Académie du Mérite et Dévouement Français. Avec le talent d’orateur et l’humour qu’on lui connaît, il s’attirait les applaudissements de la salle.
L’ALLOCUTION DE CHRISTIAN PIALET : L’ECOLOGIE A L’HONNEUR
« L’écologie – la vraie –, c’est nous. « Les chasseurs, premiers écologistes de France » ? Pas un slogan, une réalité. Parce que nous agissons. Par des actions concrètes. Pour l’environnement, la biodiversité. Nous ne disons pas, nous faisons. De faux écologistes parlent mais ne font rien. Ils sont où, quand nos forêts brûlent et font quoi, pendant que des chasseurs aident les pompiers ?
« Notre écologie – la vraie –, n’est ni moralisatrice, ni punitive. Elle est humaniste : l’Homme au cœur de la nature. Une nature que d’autres prétendent s’approprier, sous prétexte de la sauvegarder. Oui, il faut protéger la nature. C’est même un immense défi pour nous tous. Pensons à ce que nous lèguerons à nos enfants et petits-enfants. Mais on ne réussira qu’en expliquant, en proposant, en convainquant. Pas en dénigrant ni en menaçant.
« Oui, c’est vrai, notre planète ne tourne plus rond. Et pas seulement du point de vue climatique.Mais j’en ai assez de ces donneurs de leçon professionnels. De ces faux écologistes qui ramènent tout au niveau de la petite tambouille politicienne. Non, ce n’est pas la planète qu’ils cherchent à sauver, juste leurs sièges de députés !

« L’ECOLOGIE, J’Y SUIS TOMBE DEDANS TOUT PETIT. ET POUR LA VIE ! » :
- « Enfant, j’accompagne mon père à la chasse, à la découverte de la faune et la flore du Rhône
- « Vice-président de la Fédération des chasseurs de l’Ardèche, j’associe les écologistes aux comptages scientifiques de pigeons ramiers, au col de l’Escrinet. Je supervise le premier programme français bi-départemental de comptage scientifique des oiseaux d’eau, dans la réserve nationale de Printegarde
- « A Paris, pendant trois ans, je suis chargé de mission au cabinet du ministre de l’Environnement, Alain Carignon
- « Avec l’association Valence Avenir Environnement, que je crée pour améliorer la qualité de l’eau bue par les Valentinois, alors que la teneur en nitrates dépasse les normes sanitaires, mes propositions sont prises en compte par Rodolphe Pesce, maire de Valence. Avant d’accepter cette responsabilité, je sollicite un vote de confiance de la commission extramunicipaleEnvironnement.Confiance accordée à l’unanimité par les représentants politiques, toutes tendances confondues, et les responsables d’associations, dont … la FRAPNA

« OUI, EN 2026, ON PEUT ÊTRE CHASSEUR ET ECOLOGISTE »
« C’est pour l’ensemble de ces actions environnementales au service de la collectivité que mon nom sera proposé au Président de la République, Jacques Chirac, par la ministre de l’Ecologie, Nelly Olin pour recevoir la deuxième distinction de la nation, dans l’Ordre créé par le général de Gaulle. A Valence, j’ai l’honneur d’être fait Chevalier dansl’Ordre national du Mérite par Michel Barnier, conseiller spécial du président de l’Union Européenne, lequel, avant de devenir Premier ministre, fut lui aussi ministre de l’Ecologie. Et c’est au titre du ministère de l’Ecologie que cette distinction m’a été attribuée.
« Voilà quelques états de service que je n’ai jamais voulu mettre en avant devant vous. Si je me décide à le faire aujourd’hui, encouragé par les 45 ans de votre confiance toujours renouvelée, c’est seulement pour démontrer à d’autres que oui, en 2026, on peut être chasseur et écologiste.

« MAINTENANT, DEUX CONFIDENCES
« Pour soutenir l’action d’un écologiste – un vrai –, j’obtiens de mon ministre qu’on lui finance la copie d’un film. Cet ornithologue de Bourg-Saint-Andéol est le premier à produire à l’écran, en gros plan, le nourrissage au nid du circaète-Jean-Le Blanc, le mangeur de serpents. Film intitulé : « La vie cachée des rapaces ». Des jours et des nuits d’affût. Un matériel lourd et couteux. Qui est saccagé. « Pas par des chasseurs, me précise l’ornithologue », mais … par d’autres observateurs de la nature. « J’étais l’indésirable, occupant leur territoire d’observation ». Voilà ce que c’est, que s’approprier la nature, en confisquant des territoires pour en exclure les autres.
« Deuxième souvenir : représentant le ministère de l’Environnement etaccompagné par le Préfet de l’Ardèche, nous décorons à Tournon un autre ornithologue passionné, créateur d’un centre de sauvegarde de la faune sauvage. Il soigne bénévolement les oiseaux qu’on lui apporte. Il a été le responsable d’une association de protection de la nature, bien connue dans notre région. Il m’apprend pourquoi il en a démissionné : il radiographiait chaque oiseau pour déterminer l’origine de la blessure, souvent une aile cassée. Les plombs de chasse : 10 %. Donc, 90 % pour le reste, essentiellement des collisions avec un véhicule. Le jour où on lui a suggéré d’inverser les proportions pour publier un faux dans une revue, il a compris que de faux amis pouvaient être aussi de faux écologistes. Homme honnête, il est parti ».
SI ON EST ECOLO … MORCEAUX CHOISIS
Pour terminer, le président régale l’assemblée de quelques morceaux choisis :
- « Monique Barbut, ministre de l’Environnement : si on est écolo, il faut arrêter de parler de climatisation parce que … « La clim n’empêche pas les animaux de mourir, ni les forêts de brûler ». L’essentiel, c’est qu’elle ait compris elle-même ce qu’elle voulait dire ! En 2026, durant la canicule, des personnes sont mortes dans des chambres d’hôpital, faute de climatisation
- « Douchka Markovic, conseillère municipale de Paris : si on est écolo, il ne faut pas tuer les rats mais « chercher à cohabiter pacifiquement avec eux »
- « Grégory Moreau, adjoint au maire du 11ème arrondissement : si on est écolo, il faut protéger les rats qui sont « des écologistes qui nettoient les déchets de la capitale ».Ces rats seraient devenus plus nombreux que les Parisiens. Le rat transmet la leptospirose, la salmonellose, les hantavirus, la tularémie et la fièvre d’Haverhill
- « Aymeric Caron, député : si on est écolo, il faut protéger les moustiques. Parce que si vous en écrasez un, « c’est une maman qui vous pique, simplement pour nourrir ses petits ». Le moustique véhicule la dengue, le chikungunya, le Zika, le paludisme, la fièvre jaune et le virus West Nile
- « Sandrine Rousseau, la députée « côte de bœuf, façon barbecue pour macho » : voilà une élue tellement démocrate qu’elle incite à affronter « physiquement » la catégorie de citoyens qui ne lui plaît paset dont le seul tort est d’exercer librement son loisir dans le cadre de la loi. Sa fonction (plus pour longtemps, j’espère) ? Voter la loi ! Mme Rousseau donne l’impression, pour parler aussi élégamment qu’elle lorsqu’elle s’adresse aux agriculteurs, de n’en avoir « strictement rien à péter »de la légalité républicaine.

CHRISTIAN PIALET EN TIRE LA CONCLUSION SUIVANTE :
« Cette politicienne est sectaire, mais pas stupide. Elle sait que sa provocation contre les chasseurs risque, dans une société en pleine ébullition, d’inciter des esprits faibles à s’affronter dans la haine et la violence. La haine, la violence : tout un programme électoral pour certains. Ce en quoi, Mme Rousseau m’offre ma conclusion :
« Qui sont ces gens ? Que veulent-ils ? Que nous préparent-ils ?
« Quelle société demain, s’ils gouvernent, seuls ou, plus certainement, s’ils finissent par s’allier avec d’autres qui leur ressemblent ?
« Quelle démocratie, quelle République, quelle liberté nous restera-t-il ?
« Par leurs comportements, leurs provocations et leurs menaces, ils nous apportent eux-mêmes la réponse ».
